Gros œuvre de rénovation à Valenciennes et Maubeuge
La rénovation lourde touche à ce qui porte le bâtiment, murs, planchers, fondations et charpente. Tout projet de ce type commence par un relevé de l'existant et une étude de structure, avant la moindre démolition.

Relevé de l'existant
Le relevé de l'existant consiste à redessiner le bâtiment tel qu'il est, murs continus, sens de portée des planchers, points d'appui et niveaux réels. Il distingue ce qui porte de ce qui ne porte pas, lecture que le doublage, l'enduit et les faux plafonds rendent impossible à l'œil nu et qui impose des sondages ponctuels. Le document produit sert de base au bureau d'études, qui ne calcule que sur ce qui lui est remis, et aux entreprises consultées, qui chiffrent alors le même ouvrage. Dans les maisons de brique mitoyennes du Hainaut, où les mitoyens ont souvent été percés puis rebouchés au fil des ventes, ce travail révèle presque toujours une reprise ancienne que nul ne soupçonnait.
Ouverture dans un mur porteur
Ouvrir un mur porteur se déroule en trois temps dont l'ordre ne souffre aucune inversion, étaiement de la charge, mise en place de la poutre calculée sur ses appuis, puis dépose de la maçonnerie située dessous. L'étaiement reprend le plancher et tout ce qu'il supporte, et se calcule comme l'ouvrage définitif, avec des étais dimensionnés reposant sur un support capable d'encaisser la charge. Les appuis constituent le point sensible, chacun se reconstituant en matériau plein sur toute l'épaisseur du mur, avec une longueur d'appui d'au moins 20 centimètres. Sur un mur mitoyen, l'ouverture suppose en outre de vérifier que le bâtiment voisin ne s'y appuie pas, situation courante dans ce bâti accolé.
Reprise en sous-œuvre
La reprise en sous-œuvre consiste à reconstituer ou à descendre les fondations d'un bâtiment existant sans le démolir ni le déposer. Elle se réalise par passes alternées d'un mètre au maximum, une fouille continue sous un mur porteur provoquant exactement le désordre qu'elle prétend corriger. Les techniques vont de l'élargissement par semelles en béton armé aux micropieux forés, selon la profondeur du bon sol et la charge à reprendre. Sur les limons de plaine du Hainaut, reposant sur un substrat crayeux et parfois sur des remblais anciens, la profondeur de l'horizon porteur se détermine par sondage et non par estimation.
Plancher bois ancien
Un plancher bois ancien se compose de solives posées sur les murs porteurs et d'un platelage, l'ensemble ayant souvent dépassé le siècle sans calcul ni entretien. Son examen porte d'abord sur les appuis, l'about encastré dans le mur concentrant l'humidité et la majorité des dégradations, puis sur la flèche mesurée au milieu de la portée. Les sections anciennes restent généralement généreuses, mais les entraxes et les portées varient d'une travée à l'autre, ce qui interdit de conclure à partir d'un seul sondage. Sous un air humide et des hivers gris, le mur qui mouille l'about se traite avant le bois, l'ordre inverse condamnant la réparation.
Étapes d'un chantier de gros œuvre
Un chantier de structure suit une séquence fixe, dont chaque étape conditionne la suivante. Le diagnostic et l'étude précèdent la commande des éléments, dont la fabrication demande plusieurs semaines pour un profilé sur mesure. Viennent ensuite la protection des existants et le confinement, l'étaiement, la réalisation des appuis, la pose de la poutre, puis la démolition sous celle-ci et l'évacuation. La dépose de l'étaiement n'intervient qu'après durcissement complet des scellements et des bétons, et les finitions ne reprennent qu'ensuite, une fois le comportement de l'ouvrage vérifié.
Prix d'une ouverture dans un mur porteur
L'ouverture d'un mur porteur sur 2 à 3 mètres revient couramment entre 1 500 et 5 000 euros, poutre, appuis, étaiement et démolition compris. L'étude de structure s'ajoute à ce montant, de 800 à 2 500 euros, et ne se contourne pas, l'assurance du chantier en dépendant. Au-delà de quatre mètres de portée, ou lorsque la charge reprise impose un report jusqu'aux fondations, le budget double rapidement. Les finitions, reprise des enduits, du sol et du plafond autour de l'ouverture, se chiffrent à part et représentent souvent un quart du total.
Entreprises de gros œuvre référencées du Hainaut
Troisi-Dehen : Implantée dans le Valenciennois, Troisi-Dehen est une entreprise générale de bâtiment qui intervient en travaux tous corps d'état depuis plus de 20 ans. Son activité couvre la maçonnerie et le gros œuvre, la rénovation et l'aménagement intérieur.
Develay Rénovation : Basée à Valenciennes, Develay Rénovation réalise des travaux de rénovation immobilière et dispose de la qualification RGE Qualibat. Son offre comprend la maçonnerie, l'isolation et la rénovation intérieure de logements.
Secteurs desservis
Principales communes du Hainaut français : Valenciennes, Maubeuge, Denain, Hautmont, Anzin, Marly, Saint-Saulve