Restructurer un bâtiment ancien à Amiens, Beauvais et Compiègne

La rénovation lourde touche à ce qui porte le bâtiment, murs, planchers, fondations et charpente. Tout projet de ce type commence par un relevé de l'existant et une étude de structure, avant la moindre démolition.

bureau d'études

Ordre des interventions

Une restructuration obéit à un ordre que la technique impose et qu'aucune contrainte de calendrier ne permet d'inverser. Les désordres d'humidité et de fondation viennent en premier, reprendre un plancher au-dessus d'un mur qui remonte l'eau revenant à recommencer le même travail 10 ans plus tard. Suivent la structure proprement dite, ouvertures et planchers, puis la mise hors d'eau et hors d'air, puis seulement les réseaux, l'isolation et les finitions. Sur les corps de ferme picards aux volumes multiples, où le projet touche souvent plusieurs bâtiments à des états d'avancement différents, cet ordre se décline corps par corps et non sur l'ensemble.

Accès du matériel au chantier

L'accès conditionne les solutions techniques autant que le prix, et se vérifie avant l'étude plutôt qu'au moment de commander. Une poutre métallique de six mètres entre par une fenêtre déposée ou par la toiture, un camion-toupie déverse à 10 mètres au maximum sans pompe, une mini-pelle demande un passage de 80 centimètres, une foreuse à micropieux une hauteur libre de deux mètres 20. Chacune de ces limites impose ou écarte une solution, le béton coulé en place remplaçant le profilé quand rien ne peut entrer, la pompe à béton s'ajoutant au chiffrage quand la toupie reste au loin. Sur une ferme picarde à cour fermée, l'entrée charretière fixe à elle seule ce qui sera possible.

Suivi des fissures par témoins

Le témoin est un repère posé de part et d'autre d'une fissure, destiné à montrer si le mouvement se poursuit ou s'il est stabilisé. La pastille de plâtre, la plus simple, se rompt au moindre déplacement mais n'en donne pas l'amplitude, tandis que le fissuromètre gradué se lit en millimètres et indique aussi le sens du mouvement. La pose s'accompagne d'un relevé daté, répété chaque mois pendant au moins une année complète, un cycle de saisons entier étant nécessaire pour distinguer un mouvement saisonnier d'un tassement progressif. Sur les limons de plateau profonds qui recouvrent la craie picarde, cette durée ne se raccourcit pas, l'essentiel du mouvement se produisant après un été sec.

Acoustique entre étages

Un plancher transmet le bruit de deux façons, par l'air pour les voix et la musique, par la structure pour les pas et les chocs, et chacune appelle un traitement différent. Le bruit aérien s'atténue par la masse, ce qui avantage le plancher béton ou la dalle collaborante, un plancher bois seul restant perméable quelle que soit l'épaisseur de laine posée entre les solives. Le bruit d'impact se réduit par désolidarisation, chape flottante sur sous-couche résiliente ou plafond suspendu sur suspentes antivibratiles, toute liaison rigide entre les deux niveaux annulant l'effet recherché. Un chantier de renforcement de plancher offre l'occasion de traiter ce point, qui devient bien plus coûteux une fois les finitions posées.

Occupation du logement pendant les travaux

Rester dans un logement en chantier de structure se décide avant le démarrage, selon la zone touchée et la durée des phases bruyantes et poussiéreuses. La démolition d'un mur porteur rend le niveau concerné inutilisable pendant une à 3 semaines, étaiement compris, et la poussière de silice impose de confiner la zone plutôt que d'y circuler. Une reprise en sous-œuvre ou un décaissement de rez-de-chaussée supprime l'usage du niveau bas, cuisine et sanitaires compris, ce qui tranche généralement la question. Le déménagement partiel du mobilier se prévoit dans le budget, au même titre qu'un hébergement temporaire lorsque le chantier l'impose.

Repères de budget global

Une restructuration complète de maison, touchant à la structure, aux réseaux et aux finitions, se situe entre 1 200 et 2 500 euros par mètre carré. La part de gros œuvre y représente 400 à 1 500 euros par mètre carré selon l'ampleur des reprises, le reste allant aux menuiseries, aux réseaux, à l'isolation et aux finitions. S'y ajoutent les études, de 3 à 6 % du total, l'assurance dommages-ouvrage, de 2 à 4 %, et la provision pour imprévus, de 10 à 15 %. Un budget arrêté sans ces trois lignes se révèle insuffisant dès les premières semaines de chantier.

Professionnels de la restructuration en Picardie

BATI+ RÉNOVATION : Implantée à Saint-Quentin, BATI+ RÉNOVATION intervient sur des travaux de rénovation intérieure tous corps d’état. Son offre couvre la peinture, les revêtements de sols, la plâtrerie, l’isolation, la plomberie sanitaire et la menuiserie générale.

Zone géographique desservie

Principales communes de Picardie : Amiens, Beauvais, Compiègne, Creil, Albert, Senlis, Clermont