Gros œuvre de rénovation en Seine-et-Marne
La rénovation lourde touche à ce qui porte le bâtiment, murs, planchers, fondations et charpente. Tout projet de ce type commence par un relevé de l'existant et une étude de structure, avant la moindre démolition.

Sondages destructifs
Un sondage destructif ouvre l'ouvrage sur quelques décimètres carrés pour établir ce que l'examen de surface ne fait que supposer. Il renseigne sur la composition d'un mur, plein ou monté en double parement avec remplissage, sur la présence d'un chaînage, sur l'état d'un about de solive et sur la profondeur d'une fondation. Les points se choisissent en fonction de ce que le projet veut modifier, 3 ou 4 bien placés valant mieux qu'une dizaine au hasard, chacun étant ensuite rebouché dans les règles. Dans les fermes briardes, bâties par campagnes successives autour d'une cour, un sondage par corps de bâtiment s'impose, la construction changeant d'une aile à l'autre.
Linteau et appuis
Un linteau ne vaut que par les appuis qui le reçoivent, et c'est de ce côté que viennent la plupart des désordres constatés après travaux. Chaque about repose sur une portion de mur reconstituée en matériau apte à encaisser une charge concentrée, béton coulé, parpaing plein ou pierre saine, jamais sur un blocage de moellons. La longueur d'appui se calcule, 20 centimètres constituant un minimum usuel, et s'accompagne d'une platine de répartition sur une maçonnerie ancienne. Un appui insuffisant provoque un poinçonnement du mur, désordre qui se manifeste plusieurs mois après le chantier par un tassement local que la poutre elle-même ne signale pas.
Drainage périphérique
Un drain périphérique intercepte l'eau du terrain avant qu'elle n'atteigne le pied des murs, et suppose un exutoire réel, puisard, fossé ou réseau. La tranchée descend au niveau de la semelle sans jamais la déchausser, reçoit un lit de gravier, le drain, puis un géotextile qui empêche les fines de le colmater. La pente régulière et des regards de visite conditionnent sa durée de vie, un drain sans accès ne pouvant être ni inspecté ni curé. Sur les plateaux de Brie, où les calcaires et les gypses se dissolvent au contact d'eaux circulantes, la concentration d'un rejet en un point unique crée un risque que le drain était censé éloigner, ce qui impose de soigner le point de sortie.
Charpente traditionnelle
Une charpente traditionnelle est un assemblage triangulé dont chaque pièce assure une fonction précise, l'entrait travaillant en traction, les arbalétriers en compression, le poinçon et les contrefiches maintenant la géométrie. Supprimer un entrait pour dégager du volume libère la poussée des arbalétriers, qui écartent les murs, mouvement lent et irréversible lisible en fissures horizontales au niveau du plancher haut. Les réponses relèvent toutes du calcul, tirant métallique, poutre de reprise ou transformation en fermes à entrait retroussé. Sur les grands volumes de grange briarde, où les portées dépassent souvent huit mètres, cette vérification conditionne la faisabilité même du projet d'aménagement.
Protection des existants
Les vibrations et la poussière d'un chantier de structure atteignent des parties du logement que personne n'avait prévu de refaire. Le confinement de la zone vient en premier, cloison provisoire avec sas, bâches sur les ouvertures et calfeutrement des gaines, la poussière de béton passant par le moindre passage de câble. Les sols conservés se protègent par un film puis un panneau rigide, un simple carton ne résistant ni au passage d'une brouette ni à la chute d'un moellon. Les menuiseries anciennes, les cheminées et les carreaux de terre cuite se déposent ou se coffrent, leur remplacement coûtant sans commune mesure avec le prix de la protection.
Budget d'une surélévation
Une surélévation se chiffre entre 1 800 et 3 000 euros par mètre carré créé, structure, couverture, menuiseries et second œuvre compris. Le poste le plus souvent omis se situe en dessous, dans la vérification et le renforcement éventuel des murs et des fondations existants, qui n'ont pas été calculés pour recevoir un niveau supplémentaire. Le permis de construire s'impose au-delà de 20 mètres carrés créés, et le recours à un architecte dès que la surface de plancher totale dépasse 150 mètres carrés. La taxe sur la valeur ajoutée passe par ailleurs à 20 % sur l'ensemble de l'opération, une surélévation étant assimilée à des travaux sur bâtiment neuf.
Entreprises de gros œuvre référencées en Seine-et-Marne
BM RENOVATION : Implantée à Saint-Thibault-des-Vignes, BM RENOVATION intervient dans les travaux tous corps d’état. Son périmètre englobe la rénovation intérieure et extérieure, la maçonnerie, la toiture, la plâtrerie, le carrelage, la peinture, les cloisons, l’électricité, la plomberie et la menuiserie.
Secteurs desservis
Arrondissement de Meaux: Meaux, Villeparisis, Mitry-Mory
Arrondissement de Melun : Melun, Savigny-le-Temple, Combs-la-Ville, Dammarie-les-Lys Le Mée-sur-Seine
Arrondissement de Torcy : Chelles, Pontault-Combault, Bussy-Saint-Georges, Champs-sur-Marne, Torcy, Roissy-en-Brie, Lagny-sur-Marne, Ozoir-la-Ferrière